«J'aime pas son style.». La première fois où je me suis entendue parler de Lui. Encore un frimeur de plus. Sans vraiment savoir pourquoi, il est vite devenu pour Moi LA personne à éviter, à tout prix. L'entendre parler de Lui me forcer à le connaitre sans en avoir l'envie. Ou en avoir l'envie, mais secrètement. Étonnamment petit à petit, je me sentais vibrer au rythme de la jalousie. L'imaginer l'aimer, la voir se vanter de ses regards, la regarder l'observer avec envie ... Regretter cette jalousie. Il ne m'intéresse pas ! MSN. Enfin j'avais l'occasion de lui parler, Moi qui n'attendait pourtant rien de Lui. Je me heurtais sans en prendre conscience à la sensibilité incarnée. Il était beau, il était grand, il était tendre ... On se parlait de tout mais aussi de rien, et cela durant des heures. Se retenant au moment des au revoirs, c'était surement le début d'une belle amitié. Et pourtant. Quelques jours plus tard, apparait les premières crises. Il semblait jaloux. Mais la jalousie chez Lui est pourtant un sentiment inexistant. Qu'était-ce ? «J'ai compris, tu te sers de Moi pour avoir mon pote !» Quelle idée ! Jamais cette pensée ne m'avait éfleuré l'esprit. Comment en avait il déduit cela ? Cette histoire ne dura pas. Très vite on se revit à la cam, on réengagé nos conversations avec entrain. Viens ce Mardi 9 Décembre. Ce jour où, ironie du sors, nos lèvres jouèrent ensemble, nos deux corps se confondaient en un seul, ses yeux pénétraient les miens, son souffle faisait frissonner mon corps et son coeur donner au mien un rythme d'une rapidité encore jamais atteinte. Je palpitais ! Ce jour me sembla dura un siècle entier et pourtant, j'aurais tant voulu que le temps s'arrête ! Je regarda par la fenêtre : les premiers flocons de l'hiver tombaient. Un rêve ? Je ne pouvais pas y croire, vu la marque qu'avait fait volontairement ses lèvres sur mon cou. On aurait pu croire au début d'une grande histoire d'amour et pourtant, c'était tout le contraire. On s'évitait. Pourquoi, ça je l'ignorais mais je sentais que je devais l'éviter et tout oublier. L'éviter était un jeux d'enfants pour Moi. Mais l'oublier ... C'était impossible. Il me présenta son fameux pote, pour m'inviter à une soirée. L'élément déclencheur. Je du subir de Lui insultes sur insultes ! Je ne faisais pourtant rien de mal, j'en avais rien à foutre de son pote ! Je voulais vraiment y aller à cette soirée, pour le voir ... Simplement pour Lui. Mais il n'a rien compris. «T'es là la petite moche ? C'était juste pour te dire d'aller te faire enculer ! SALUT !». Je ne chercha pas à comprendre. Tout cela était du n'importe quoi ! Les pics qu'il me lançaient en public devenaient de plus en plus régulier. Je devais me vanger, quitte à passer pour une pute. Je devais l'énerver au point où il m'énervait Lui même. J'embrassa son pote. Pas parce que celui ci me plaisait ! Simplement parce que c'était celui venant de qui ça le toucherais le plus. Le jour de la soirée, il fit tout pour que les gens m'évitent, tout pour que je parte. Mais mon caractère ne pouvait pas s'en tenir à ça. Un pari avait été lancé. Lequel, je ne le savais pas précisément mais j'avais mon idée en tete. Je monta dans la chambre du pote, avec le pote. Je fis grincer le lit sachant de l'autre était derrière la porte ! Son pote me pris pour une folle mais par chance il me laissa faire. Faire croire qu'il avait gagné son pari était autant excitant pour Lui. Sur le coup, les gens m'ont dit qu'il était énervée. Mais je me rendis compte plus tard dans la soirée, que finalement, il savait que c'était faux. Je m'endormis dans ses bras. Lui que je détestais tant à présent, je ne pouvais garder mes esprits quand sa peau éfleuré la mienne. La soirée se termina, on rentra chez Nous et basta. S'en suivis milles & une évitations. Entendre son nom me brisait le coeur. A chaque approche, il me repoussait de plus en plus violemment. A présent, je n'attend plus rien de sa part. Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, mais je sais que je ne me laisserais plus humilié de la sorte. & pourtant ... Dieu sait combien je l'aime, encore.